Etude d'une plante médicinale : Le Thym et expériences

  

Le thym commun (Thymus vulgaris) est un sous-arbrisseau de la famille des Lamiacées, pouvant mesurer entre 7 et 30 cm et originaire des pays méditerranéens. En cuisine, on l'appelle simplement le thym. Le Thymus vulgaris a d’ailleurs été nommé ainsi par Carl von Linné en 1753 et a gardé ce nom, qui est maintenant utilisé dans toutes les nomenclatures scientifiques.


On peut extraire des feuilles de thym une huile essentielle dont les propriétés sont mises à profit en phytothérapie, particulièrement ses propriétés antiseptiques utilisées principalement au niveau pulmonaire et digestif. Ces vertus sont dues à la présence de linalol dans l’huile essentielle de thym. Le linalol est un phénol contenu également dans les huiles essentielles de plusieurs autres plantes présentant une odeur caractéristique.

C’est lui qui est à l’origine des risques d’empoisonnement, lorsqu’il est consommé en trop grandes quantités.


 

En effet malgré le fait que cette plante ne soit pas toxique, il faut prendre des précautions : le thym peut être dangereux en cas de mauvais dosage. De plus, la pollution et la manière dont est faite la cueillette peuvent causer de graves altérations aux vertus de la plante et à la plante elle-même. L’huile essentielle de thym ne peut pas s’utiliser pure, il faut toujours la diluer.

 

 

 

Suite à nos recherches nous avons identifie une propriété intéressante du thym : son action antiseptique. Cette propriété provient du principe actif contenu dans cette plante baptise Linalol.

Nous nous sommes fixe comme but de vérifier le pouvoir antiseptique du linalol au travers de différentes experiences.

 

Ces travaux nous permettront de répondre aux interrogations suivantes :

  • Les principes actifs du thym ont ils des effets anti-sceptiques en détruisant les bactéries?

  • Les principes actifs du thym permettent ils de stopper la prolifération de bactéries?.

La première étape de notre travail a été d isoler les principes actifs contenus dans le thym. Pour cela nous avons procède à une hydrodistillation et obtenu de l’huile essentielle de thym.

 

Hydrodistillation

Nous avons effectué deux hydrodistillations afin d’extraire l’huile essentielle à partir des feuilles de thym.

Montage :

 

 

Légendes.

1 : chauffe ballon

2 : eau en ébullition

3 : thermomètre

4 : réfrigérant

5 : arrivée et sortie de l’eau

6 : Éprouvette

7 : Fleur et feuilles de thym

8 : Huile essentielle.

 

Protocole de l’hydrodistillation :

 

Nous avons pesé 5 grammes de feuilles et de fleurs de thym que nous avons introduit dans le ballon, rempli préalablement d’eau. Nous avons ouvert l’ arrivée d’eau puis mis en route le ballon. Nous avons placé un thermomètre dans le ballon afin de vérifier la température. Au bout d’une dizaine de minutes, l’eau a commencé à bouillir entraînant de la vapeur d’eau et de l’huile essentielle dans la colonne réfrigérante. Des gouttes ont commencé à tomber dans l’éprouvette et nous avons recueilli un liquide composé de deux phases : une incolore et une jaune.Nous avons premièrement séparé ces deux liquides en réalisant une extraction liquide-liquide avec de l’éthanol pour finalement n’obtenir que de l’huile essentielle de thym.

 

 Extraction liquide liquide :

 

 Montage :

 

  

Cependant nous avons découvert que l’éthanol détruisait les bactéries et que l’on ne pourrait donc pas tester notre première hypothèse : les bactéries seraient en effet détruites mais non grâce à l’action de linalol mais grâce à celle de l’éthanol. Ainsi nous avons du réaliser une nouvelle hydrodistillation afin d avoir une huile essentielle sans éthanol.

Pour cette seconde hydrodistillation, nous avons réussi à trouver des fleurs séchées (riche en principe actif) de thym en plus des feuilles. Nous avons alors récolté une unique solution sans éthanol.

 

 

Chromatographie :

 

 Objectif : Nous avons vérifié ensuite que notre solution contenait les mêmes principes actifs que l’huile essentielle pure que l’on peut trouver dans le commerce. Pour cela nous avons réalisé une chromatographie comparative.


 

Matériels :

 

Pour ce montage nous avons utilisé le matériel suivant :

  • éluant : eau salée + éthanol

  • papier silice

  • linalol pur

  • huile essentielle de thym commerciale

  • solution d’huile essentielle de thym obtenue par hydrodistillation

  • lampe à UV

  • cuve à chromatographie

  • cure-dents

  • solution de permanganate de potassium

 

                
 

 

 

Protocole :

 

Nous avons d’abord préparé l’éluant, en mélangeant de l’éthanol avec de l’eau salée que nous avons ensuite mis dans la cuve à chromatographie. Nous avons ensuite préparé le papier silice : nous avons d’abord tracé un trait à 1,5 cm au crayon de papier, puis nous avons dessiné quatre points. Chaque point correspondait à un dépôt différent : sur le premier nous avons déposé de l’huile essentielle de thym du commerce; sur le second nous avons déposé du linalol et sur le dernier nous avons mis la solution d’huile essentielle de thym obtenue par hydrodistillation. Nous avons déposé le papier de silice dans la cuve à chromatographie que nous avons refermé. Nous avons ensuite laissé reposé pendant 45 minutes. Nous avons ensuite sorti le papier de silice de la cuve mais aucune tache n’était apparue. Nous avons donc mis le papier sous une lampe à UV pour révéler les différentes taches. Mais devant le peu d’efficacité de cette méthode dans le cas présent, nous avons trempé le papier dans une solution de permanganate de potassium. Nous avons donc pu observer que l’huile essentielle provenant du commerce contenait du linalol et que l’huile essentielle obtenue par hydrodistillation en contenait également.

 

 Conclusion :

l’huile essentielle que nous avions obtenue par hydrodistillation est donc conforme à l’huile essentielle standard telle que celle du commerce

 

 

 Tests sur une culture de bactéries

 Objectif :

 L’objectif de cette expérience est de tester l’effet de l’huile essentielle de thym sur une colonie de bactéries. Pour cela nous avons utilisé des boites de pétri.

  Dispositif expérimental :Nous avons pris deux boîtes de pétri où de la gélose avait été coulée et nous avons posé nos mains dessus afin de récolter les bactéries qui s’y trouvaient.

Une semaine plus tard, les deux boîtes étaient couvertes de bactéries 

 

 

 Matériels :

  • Boîtes de pétri

  • Allumettes

  • Bécher

  • Casserole

  • Alcool : éthanol

  • 100ml d’eau distillée

  • Huile essentielle de Thym

  • Pipette

  • Pro pipette

 

Protocole de la première tentative :

 

La première boîte de pétri (à gauche sur la photo ci dessous) a servi de boîte témoin. Nous avons versé quelques gouttes d’huile essentielle de thym sur les bactéries de la seconde boîte de pétri.

  

Observations : Quelques semaines plus tard, nous avons pu observer que certaines bactéries avaient disparu aux endroits où l’huile essentielle avait été versée :

Cependant la disparition de ces bactéries n’était pas totale et seul un faible nombre avait disparu malgré l’huile essentielle. Nous en avons donc conclu que les principes actifs du thym ont un faible effet sur les bactéries, après leur prolifération.

Toutefois nous n’avons pas travaillé en milieu stérile. Nous avons donc choisi de refaire l’expérience en milieu stérile.

 

Protocole de la deuxième tentative :Nous avons premièrement stérilisé le milieu dans lequel nous allions travailler. Pour cela nous avons allumé trois lampes à alcool que nous avons disposé en triangle autour de deux boîtes de Pétri vides. Nous avons également nettoyé toute la surface ainsi que nos mains à l’alcool.

 

 

Nous avons ensuite fait chauffer au bain-marie le mélange permettant de réaliser la gélose : 1gramme d’Agar et 100 mL d’eau distillée. Nous avons attendu d’obtenir un mélange transparent puis nous avons retiré la casserole du feu et coulé le liquide obtenu dans deux boîtes de pétri.Nous avons ensuite allumé les lampes à alcool et mis 10 mL de gélose dans chaque boîte. Avant que la gélose ne durcisse, nous avons versé quelques gouttes d’huile essentielle de thym dans une des deux boîtes.Trois semaines après, nous avons observé le résultat : dans la première boîte, la boîte témoin où il n’y avait pas d’huile essentielle de thym plusieurs petites bactéries se sont développées, tandis que dans la seconde boîte il n’y avait aucune trace de bactéries.

 

   Conclusion : Nous avons donc pu en conclure que l’huile essentielle de thym a un faible effet sur les bactéries une fois développées. Toutefois les principes actifs du thym freine la prolifération des bactéries.

 

Conclusion partielle : sur la première partie du TPE :

  Les travaux réalisés dans la première partie du TPE ont permis de répondre à la problématique posée «« la phytothérapie représente-elle une alternative efficace aux médicaments de synthèse.? » en concluant que la phytothérapie peut avoir une action de traitement médical sur l’organisme en freinant par exemple la prolifération de bactéries.

Toutefois ce pouvoir médical n’est pas totalement efficace car il nous a été impossible de tuer les bactéries mises en culture.

Un médicament est donc plus efficace qu’un traitement à base de plante car sa composition (notamment les concentrations en principes actifs) ont été choisie de façon à maximiser le pouvoir curatif de ce médicament.

Dans l’idéal, si nous avions disposé de plus de temps, nous aurions aimé tester l’influence de la concentration en principe actif sur l’action curative d’un traitement à base de plantes et comparer ces concentrations à la concentration présente dans un médicament.

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